Un hiver doux, un printemps pluvieux et chaud… toutes les conditions étaient réunies afin que la végétation se réveille et s’exprime de toutes les forces du vivant, notamment au verger municipal de Saint-Genis-les-Ollières.
Les CROQUEURS de pommes® du Verger Saint-Genois avaient donc décidé de passer la journée du mercredi 21 mai au verger.
Arrivés tôt le matin, Georgette et Christian PERDEREAU nous attendaient de pieds fermes sous le grand chêne, les bras chargés de magnifiques plants de tomates aux noms improbables sinon « exotiques » (jugez par vous même : Voyage, Arbre, Poivron jaune, Couilles de taureau…), de bambous en fleur, de boutures en tout genre… les rois mage en quelque sorte, en ce joli mois de mai !
Sitôt le café de Michel partagé, nous voici partis au pas de charge pour inspecter la pépinière, juger du sort des sujets trop vigoureux, de l’emplacement futur des asiminiers pas si mal en point que cela, et autres états d’âme que les Croqueurs n’avaient pas manqués de partager avec leur hôte.


Direction l’entrée du verger où nous réglons son compte au prunellier qui accueille la greffe en fente de Mirabellier que Christian a réalisé il y a maintenant 3 ans de cela.
Quelques baguettes de bambous pour étayer les jeunes pousses et former ainsi le futur sujet, quelques coups de sécateur pour éclaircir les abords de la jeune greffe et laisser ainsi la lumière pénétrer jusqu’aux feuilles nouvelles qui pointent leur nez…


… Et il est temps de partir à l’autre bout du verger pour inspecter les abricotiers.
En passant, Christian nous montre comment éclaircir les troncs des jeunes pêchers plantés dans la haie, en effeuillant délicatement la base des tiges.
Nous voici donc rendus au pied des abricotiers. Le Bergeron a rendu l’âme, le Polonais chancelle… seul le Précoce de Boulbon semble tirer son épingle du jeu…
Les pommiers quant-à eux n’ont pas eu droit cette année, à l’attaque des chenilles défoliatrices. Quelques pommes semblent au rendez-vous.

Les cerisiers ma foi, se portent pas si mal, même si les cerises sont rares et si les pucerons fréquentent un peu trop le Napoléon. Une Bérézina, peut-être, une bataille de perdue… mais certainement pas la guerre contre ces petits prédateurs… Coccinelles réveillez-vous !
Nous voici aux poiriers palmette après avoir salué le Néflier qui se porte gaillardement, « si vous avez des fruits, vous aurez de la chance, car avec notre climat, comme il fleurit en hiver, le gel détruit toutes les fleurs ! »
Atelier formation autour du Conférence palmette.

On corrige les tuteurs, attachons quelques branches… « Il vous faut refaire une palissade avec des poteaux de clôture, des plots en ciment et 3 fils, le tout parallèle à la haie de pruneliers. Et replanter des pommiers et poiriers que vous conduirez en palmette« .
Le programme est donné pour l’hiver prochain.
Un coup d’œil rapide aux pêchers où la cloque n’hésite pas à attaquer les jeunes feuilles. Certains résistent mieux, comme le Ferlay ou Chanas
Les pruniers se portent bien dans leur ensemble, certains sont même généreux en jeunes fruits : Pruneau d’Agen, Prune d’Oullins.
Retour au point de départ où un apéritif sympathique nous attend.

Après un pique-nique copieux comme à son habitude où chacun aura amené ses spécialités pour régaler ses confrères, nous reprendrons nos outils pour aller dans le verger peaufiner quelques travaux pour préparer l’été.
Il est sûr qu’après avoir visité le verger de Grand-Croix de nos amis les Fruits d’hier et Vergers de demain, les conditions ne sont pas du tout les mêmes pour notre verger communal.
Alors qu’à Grand-Croix les fruitiers ont été plantés à flanc de coteau, sur un terrain exposé plein sud, protégé des vents, inclinés donc bien drainant, le verger communal ne bénéficie pas de telles conditions.
La terre est pauvre voire faite de remblais, très argileuse puisque nous avons eu certains hivers, de véritables inondations, quant au vent, il ne cesse de battre les arbres du verger et il faudra attendre encore quelques années pour que les haies que nous avons plantées soit efficaces et jouent leur rôle de pare-vent.
Un attendant le nature est généreuse et bonne. Certains arbres prodiguent déjà leur premier fruits.
L’allure générale du verger s’est affirmée et la majorité des arbres croissent lentement mais sûrement. Certes certains sujets meurent mais il en est ainsi et nous verrons dans le temps quelles espèces sont plus adaptées, quelles variétés choisir. C’est le long travail de l’arboriculture que nous essayons d’apprendre et de mener à bien.
Si vous voulez partager avec nous cette expérience, n’hésitez pas à nous rejoindre. Nous nous réunissons tous les mercredis matin au verger communal de Saint-Genis-les-Ollières.
Vous serez les bienvenus !

